Les blogs au service du personal branding
Ce n’est pas un secret, vos activités sur Internet sont de plus en plus épluchées. Les commentaires que vous laissez, les profils que vous créez, les contributions que vous apportez… laissent des traces sur le web. Elles construisent votre identité numérique, et par là-même votre « image de marque ». Il y a plusieurs moyens de la gérer. Si vous avez un blog, ou si vous pensez vous lancer dans l’aventure, voici quelques conseils et règles à suivre pour l’exploiter au mieux :
Une présentation de Corinne Weisgerber, prof de communication à St. Edward’s University.
- A lire également : Social Media for PR Class, blog créé dans le cadre d’un cours du même nom
Ecrans : Inside Wikipédia
Un petit billet pour signaler la série d’articles proposée par Ecrans au sujet de Wikipédia : Inside Wikipédia. Ils sont intéressants pour ceux qui portent un intérêt au travail collaboratif ou ceux pour qui certains concepts de l’encyclopédie sont obscurs…
Ecrans.fr s’invite à l’intérieur de Wikipédia et vous propose d’aller voir comment un projet aussi pharaonique peut fonctionner au quotidien. Pour y arriver, pas besoin d’être un espion ou un pirate : Wikipédia est transparent. Toutes les discussions entre administrateurs, tous les grands débats internes, toutes les petites guéguerres sont accessibles à tous. Il suffit juste de regarder. En essayant de ne pas s’y noyer.
Certains trouveront sans doute le ton mielleux : l’objectif est surtout d’expliquer le fonctionnement et les mécanismes en place plutôt que de les remettre en cause. Comme Wikipédia aura toujours ses défenseurs et ses détracteurs, le débat se passe dans les commentaires
- Inside Wikipédia #1 : Wikilove !
- Inside Wikipédia #2 : Au feu !
- Inside Wikipédia #3 : Maux de PàS
- Inside Wikipédia #4 : Tuer des Pokémons ne fera pas grossir les écrivains
- Inside Wikipédia #5 : Sous haute surveillance
- Inside Wikipédia #6 : Ces vandales, quelle plaie !
Wikipédia et communication d’entreprise : leçon de récupération par Euro RSCG
C’est Euro RSCG qui nous « gratifie » d’une étude sur l’image des entreprises du CAC. Principale conclusion : « Wikipédia cannibalise l’image des entreprises du CAC 40 et de leurs dirigeants ».
Comme ça, ça fait un peu peur. Vu de plus près, il s’agit surtout de comparer la visibilité des sites institutionnels par rapport à l’article dédié à l’entreprise sur Wikipédia. La méthodologie est simple : une requête sur Google et on note la position d’arrivée des 2 résultats étudiés. Par exemple avec Total : 1ère position pour le site institutionnel, 5ème pour Wikipédia. Mais avant de parler des résultats, il y a déjà de quoi s’interroger à plus d’un titre sur le procédé :
- Même si Google détient une part de marché de plus de 90 %, il peut être intéressant de tester d’autres moteurs de recherche pour relativiser le classement des résultats, sachant que les algorithmes sont différents ;
- Le fait que Google favorise l’encyclopédie libre a été maintes fois soupçonné (et plus ou moins prouvé).
On s’étonnera ainsi beaucoup moins des résultats suivants :
- Si le site institutionnel de chaque société est le premier résultat affiché par Google, l’article de Wikipédia est positionné en première page du moteur de recherche pour 39 entreprises sur 40
- Quant aux premières biographies des dirigeants de ces sociétés proposées par Google, 29 d’entre elles proviennent de Wikipédia.
Malheureusement, il ne s’agit que de résultats quantitatifs qui sont finalement très éloignés d’une réalité qualitative : 1 article labellisé Article de Qualité (AdQ pour les intimes) et 39 autres au contenu assez inégal. En dehors de quelques polémiques liées à l’actualité, ces articles restent le plus souvent à la limite de la plaquette publicitaire (même si tout est fait pour que cela ne soit pas le cas). Il faut noter que la position de la page Wikipédia dans les résultats n’a pas d’incidence sur sa consultation.
Les biographies, quant à elles, remontent plus facilement en 1ère position : en cherchant des informations sur un dirigeant, il est plus naturel de se tourner vers l’encyclopédie en ligne, comme point de départ. Les autres résultats proposés sur ce type de requête ne sont pas toujours pertinents : actualités datées, mini fiches, « restes » de déclarations… (exemple avec Christophe de Margerie)
Fiabilité des informations
Je n’y reviendrai pas en détails mais ce rappel d’Euro RSCG mérite le détour : « La fiabilité et la véracité des informations publiées par l’encyclopédie collaborative sont contestées et mises en doute ».
Cette affirmation fait référence à « l’expérience » menée par Pierre Assouline et son groupe d’étudiants à Sciences-Po. On peut choisir de se laisser tenter par les titres racoleurs « La révolution Wikipedia, les encyclopédies vont-elles mourir ? » ou de mettre le nez ailleurs, sur l’étude de la revue Nature « Wikipedia presque aussi fiable que Britannica ».
Instaurer un droit de réponse ?
Pour Euro RSCG, la solution serait d’inclure dans les pages Wikipédia une sorte de droit de réponse, clairement délimité grâce à un nouveau standard, inspiré de « la note de la rédaction ».
Le principe de cette encyclopédie est la collaboration : malgré la polémique sur la correction de la biographie du patron de Siemens par des employés sur la Wikipédia allemande en 2006, chacun peut librement modifier les pages. Grâce au WikiScanner, on peut d’ailleurs connaître l’origine des modifications. Et c’est pour éviter les dérives que le second principe est la neutralité. L’instauration d’un droit de réponse serait d’une part contraire à ces principes, qui leur permettent déjà de s’exprimer, et d’autre part serait un moyen de mettre la main sur un canal de communication jusque-là en dehors de contrôle institutionnel.
En conclusion : une étude biaisée et beaucoup de frayeur pour pas grand chose. Wikipédia n’est bien sûr pas à écarter mais ce n’est pas non plus le lieu privilégié de la diffamation et de l’expression de mécontentements. Les entreprises aimeraient par contre maitriser un canal qui leur échappe pour le moment. Quant à Euro RSCG, pas besoin de vous faire un dessin sur leurs intérêts dans la publication de ce genre d’études
Edit : En complément, vous pouvez jeter un oeil au billet de Stéphane Guerry (directeur associé chez Euro RSCG) et sur l’étude complète.
Les réseaux sociaux menacent-ils la sécurité nationale ?
Les réseaux sociaux, nouvel outil de renseignement ? Pourquoi pas. Ils offrent une bonne image de l’opinion d’un peuple à un moment donné. Mais que risquent les internautes diffusant des informations sensibles ?
C’est le thème d’une tribune publiée sur le Journal du Net. On y évoque plutôt les problèmes liés à la divulgation d’informations (opinions, photos…) et à la défense nationale, mais il faut noter que les réseaux sociaux ont une influence assez vaste…
Avec les sommes considérables d’informations qu’ils mettent à disposition du public, les réseaux sociaux peuvent s’avérer être d’excellents outils de renseignement, dans tous les sens du terme.
En effet, l’internaute lambda commence à se rendre compte que ces renseignements peuvent être utilisés dans le cadre d’un recrutement. C’est souvent l’exemple pris pour montrer les avantages (maitrise de sa réputation numérique) et les inconvénients (traces numériques) des réseaux sociaux, voire des blogs et forums. Mais qu’en est-il des conséquences sur la sécurité nationale ?
La diffusion de photographies de personnels ou d’installations militaires françaises sur Facebook serait donc toute aussi dangereuse et répréhensible.
Il n’y a donc pas que les informations (texte) qui peuvent être source d’ennuis. L’article rappelle d’ailleurs, au delà du cadre des réseaux, la différence de traitement dans la protection des informations en prenant l’exemple des floutages entre Géoportail et Google Earth :
Cette différence de traitement montre que la protection de l’information sensible ne dépend pas uniquement du risque de sanction pénale, qui n’existe véritablement qu’en cas d’information classifiée, mais surtout de la propre éthique des diffuseurs. Un véritable travail de sensibilisation semble donc plus que jamais nécessaire sur ces sujets.
A lire : Les réseaux sociaux menacent ils la sécurité nationale ?, Journal du Net, 19/05/2008
La vidéo et le web 2.0, nouveau fer de lance des entreprises pour développer la collaboration
Cisco a réalisé une étude sur les usages de la vidéo et du web 2.0 au sein des entreprises. Extraits :
- Une étude, réalisée auprès de 850 responsables informatiques de grandes entreprises, réparties dans 7 pays, révèle que plus de la moitié des sondés utilise déjà la vidéo et le web 2.0 au sein de leurs entreprises.
- Pour bon nombre d’entre eux, l’intérêt croissant dans l’utilisation de la vidéo réside dans la capacité à développer leurs activités, d’atteindre de nouveaux clients et d’accroître la collaboration entre les collaborateurs. Ces technologies permettent également de contribuer efficacement à réduire les coûts de déplacements et l’impact environnemental des entreprises.
- La vidéo et les outils web 2.0 comme les blogs, les Wiki, la TelePresence et les solutions de visio conférences permettent aux entreprises d’être toujours plus compétitives face aux changements rapides du marché. Près de 30 % des entreprises interrogées investissent dans ces solutions pour répondre aux besoins de services et produits innovants demandés par leurs clients.
Lire le communiqué : La vidéo et le web 2.0, nouveau fer de lance des entreprises pour développer la collaboration [PDF]
Les wikis, l’intelligence collective au service du management et de la relation clients
Une présentation de Jérôme Delacroix :
Mise à jour : Vous l’aurez vu, cette présentation date de 2006. Ceci dit, les usages décrits sont assez loin d’être mis en application et il y a donc encore de quoi s’inspirer si vous vous demandez ce que peut apporter un wiki dans une organisation.
Découvert sur Vedocci.
Du même auteur :
(PS : J’ai résolu mes petits souci d’affichage
)
