L’e-réputation, enjeu du web social
C’est au salon E-marketing 2009 qu’Image & Stratégie est venue expliquer en quoi l’e-réputation sur le web social est stratégique. 5 raisons nous sont données dans la présentation, façon épurée-à-l’américaine :
- Ils sont nombreux (les internautes)
- Ils sont proches (toujours eux)
- Ils ne perdent jamais la mémoire
- To be or not to be
- Personne n’échappe à son identité numérique
Et une solution bien imagée : le Community Manager en héros des temps modernes…
Via E-reputation.org, tenu par Edouard Fillias et Alexandre Villeneuve (Image & Stratégie)
OpThink, moteur de recherche de critiques et d’avis consommateurs
En cette période de préparation des fêtes de fin d’année, un peu d’aide est toujours bienvenue pour faire un choix parmi les produits high-tech à (s’)offrir. Pour peu que vous maîtrisiez un minimum l’anglais, OpThink va vous aider à trouver des critiques, des bancs d’essai, des opinions et autres avis de consommateurs sur le produit de votre choix. Prenons exemple avec le Canon Eos 50D :
En général, l’achat de matériel électronique est impliquant : le prix et la technologie en sont les deux principales raisons. Le futur acquéreur va donc passer du temps à se renseigner, à comparer et à chercher ce qu’en disent ceux qui ont déjà acheté le produit. L’objectif est de faire le « meilleur » achat.
En recherchant sur Cnet, Review Center, Bizrate, Price Grabber ou encore Price Runner pour ne citer que quelques exemples, OpThink va remonter les critiques et opinions émises par les journalistes ou les acheteurs et grandement faciliter le travail de recherche. Il indexe également certains forums, comme celui de DP Review : l’internaute va donc pouvoir discuter et échanger directement avec ceux qui sont en recherche ou qui on déjà effectué leur achat.
Au final, le moteur propose une interface simple et des résultats pertinents. Son fonctionnement me fait d’ailleurs penser au moteur de recherche personnalisable : Google Custom Search Engine. Facile de créer son moteur et d’ajouter à la base de données les sites ou pages voulus. Fastidieux mais simplissime… Via ce formulaire, on vous propose d’ajouter vos remarques et d’enrichir la base en soumettant une URL à indexer.
D’après AltSearchEngine, l’entreprise préparerait de nouvelles catégories intégrant les restaurants, les voitures et les voyages. Un bon complément aux comparateurs de prix pour les clients !
Côté professionnel, la valeur d’une base comme celle-ci n’aura pas échappé aux chasseurs d’opinion
Sanofi-Aventis s’invite dans ma boite mail
Il se trouve que j’ai une adresse e-mail très générique qui me vaut d’être énormément spammée mais qui cette fois m’a ramené une perle, ou du moins de quoi faire un article. Cette adresse simplissime est utilisée par des tiers pour leurs inscriptions poubelles à des sites de rencontres (assumez un peu…) et autres concours « Faites tourner à vos amis pour augmenter vos chances de gagner ». Je reçois donc régulièrement toutes sortes de newsletters et de confirmations d’inscriptions, avec identifiant et mot de passe compris.
C’est en triant cette accumulation désagréable qu’un mail venant de Sanofi-Aventis a attiré mon attention. D’abord parce que ça sort du cadre de ce que je reçois habituellement, ensuite pour la provenance en elle-même. C’est une adresse professionnelle de type prenom.nom@sanofi-aventis.com avec un contenu d’ordre tout à fait personnel, dont la phrase qui suit est centrale dans le mail :
Tu occupes mes pensées, je me passe en boucle tout notre échange de jeudi dernier et cela me plaît !
Outre la fixation d’un rendez-vous, il semblerait que ces deux personnes se connaissent depuis peu de temps et que leur relation soit plus qu’une amitié. Le plus gênant dans cet e-mail est qu’il donne des indications sur son emploi du temps, ses orientations sexuelles et ses loisirs. Et ce n’est pas gênant uniquement parce que ça ne me regarde pas, mais aussi parce que ça vient d’une adresse qui dit tout de son expéditeur. Je sais qu’il existe des moyens simples pour utiliser l’adresse d’une autre personne et envoyer des mails en son nom, mais je crois qu’il s’agit ici d’une simple erreur de destinataire. Du moins j’ose espérer qu’il ne s’agit pas d’une usurpation.
Comme à l’habitude, un petit « name googling » me met sur la voie. Il s’agit de quelqu’un qui a déjà été interviewé dans la presse et qui a des profils sur des réseaux sociaux : il a laissé des traces numériques qui permettent de l’identifier. Jusque-là, ça vous parait toujours banal. Sauf que c’est une personne plutôt haut placée dans les ressources humaines du groupe Sanofi-Aventis.
L’utilisation qui peut être faite de ce message est dangereuse : discrédit professionnel, discrédit social, chantage, rumeurs… On peut imaginer beaucoup de choses.
Vu le contexte, sans enfoncer de porte ouverte, deux points importants sont à noter sur cette histoire :
- Il ne faut pas utiliser son adresse professionnelle pour envoyer des e-mails personnels : sans le domaine de l’e-mail, je n’aurais même pas fait attention à lui ;
- Il faut s’inscrire avec ses propres coordonnées, surtout sur les sites de rencontres : ça évite que l’inconnu à qui vous avez emprunté l’adresse reçoive vos identifiants, entame des conversations en votre nom, vous désinscrive, lance de fausses rumeurs…
Ah, au fait, qui veut se faire embaucher chez Sanofi ? …
5 invitations pour DoYouBuzz
Ce service ne concerne pas directement la veille mais puisque j’ai testé et aimé, je partage avec vous cette découverte. Ce site vous permet en fait de mettre en ligne votre CV. Jusque là, rien de très original : MonCV.com propose aussi ce service. Ce que j’ai aimé sur DoYouBuzz c’est sa flexibilité et la possibilité de personnaliser son mini site. Plus qu’un CV format word collé en mode web, il vous permet d’agencer les rubriques à votre idée et est plutôt souple. Le tout bien habillé (nombre de templates limité pour le moment), à la manière d’un site perso, avec un rendu pro.
Donc, si vous souhaitez vous rendre un peu plus visible, ou en tous cas vous « exposer » de manière professionnelle, j’ai 5 invitations de disponibles. Vous pouvez également en faire la demande directement sur le site. Pratique si vous avez un blog ou un site : les « badges » ou boutons graphiques qui sont visuels et plutôt bien faits. Vous pouvez en voir un exemple dans la colonne de droite de ce blog
Les blogs au service du personal branding
Ce n’est pas un secret, vos activités sur Internet sont de plus en plus épluchées. Les commentaires que vous laissez, les profils que vous créez, les contributions que vous apportez… laissent des traces sur le web. Elles construisent votre identité numérique, et par là-même votre « image de marque ». Il y a plusieurs moyens de la gérer. Si vous avez un blog, ou si vous pensez vous lancer dans l’aventure, voici quelques conseils et règles à suivre pour l’exploiter au mieux :
Une présentation de Corinne Weisgerber, prof de communication à St. Edward’s University.
- A lire également : Social Media for PR Class, blog créé dans le cadre d’un cours du même nom
Réputation internet : Ecoutez et analysez le buzz digital
Le dernier livre blanc de Digimind, qui était mis à disposition au salon i-Expo, vient d’être mis en ligne. Il « présente les concepts et mécanismes de réputation sur l’internet. »
Ce document évoque notamment les points suivants :
- quels sont les nouveaux challenges pour les entreprises 2.0
- comment se propage l’information, comment anticiper un buzz ?
- quels sont les buzz les plus caractéristiques ?
- comment surveiller et analyser sa réputation internet et les opinions ?
- quels sont les moyens d’actions pour maîtriser ou corriger sa réputation ?
- comment tirer parti de l’internet et des communautés pour améliorer ou corriger votre image ?
Pour télécharger, c’est par ici. L’inscription est nécessaire…
Identité, réputation et recrutement numériques
Alors voilà, j’ai trouvé cette présentation au hasard sur Slideshare, qui est une vraie mine d’or. Elle est un peu courte mais c’est le premier chapitre d’une série sur l’identité numérique. Ces présentations sont en fait rattachées à un projet de blog nommé Doppelganger. En quelques mots :
Le projet http://www.doppelganger.name vise, sous la forme d’un blog collectif, à porter la réflexion sur les thèmes de l’identité, la réputation et le recrutement numériques. En commençant par la définition des concepts en jeu, le blog abordera les nouvelles formes de recrutement, puis les outils à disposition de l’internaute avant de se conclure par une série de témoignages.
Quant au nom du blog, Wikipédia m’a bien été utile !
Doppelgänger est un mot d’origine allemande signifiant « sosie », employé dans le domaine du paranormal pour désigner le double fantomatique d’une personne vivante, le plus souvent un jumeau maléfique, ou le phénomène de bilocation (ou ubiquité), ou bien encore le fait d’apercevoir fugitivement sa propre image du coin de l’œil.
Dans le cas de la web réputation, le second moi serait plutôt numérique
Un nom bien trouvé ! (c’était la minute culturelle du jour)
Consulter le blog : Doppelganger
Des nettoyeurs du Web pour redorer votre blason numérique
La réputation numérique où ne l’attendait pas vraiment : c’est en fouillant Rue89 ce matin que j’ai glané cet article, qui se moque (un peu) des sociétés se targant de faire disparaitre les éléments que vous avez laissé trainer sur la toile et qui pourraient vous porter préjudice.
Reputation Defender et consorts prospèrent sur deux constats: de plus en plus de recruteurs font des recherches en ligne sur les candidats; et les sociétés prennent conscience de l’importance de leur réputation sur le Web.
Jusque là, tout va bien. Mais ce sont les « promesses » de résultats et les méthodes qui sont rapidement balayés :
A y regarder de plus près, il n’existe probablement pas de « méthodes » si « uniques » pour nettoyer le Web, explique Fred Bordage, ancien informaticien:
« En réalité, ils ‘effacent’ les traces en demandant aux différents sites (forum, blog…) sur lesquels elles sont présentes de les supprimer. Mécaniquement, à force d’effacer des traces, leur référencement est moins bon et elles apparaissent progressivement plus loin dans les résultats de recherches. »
Pas de miracle donc. Le retrait de ces traces numériques est soumis aux bonnes volontés. D’autant que comme le précise l’article, la mise en cache et les sites comme The Wayback Machine, qui archivent le web, sont un frein de plus à la disparition des contenus.
Ce qu’il faut retenir : l’identité et la réputation numériques se gèrent en amont. Ce que nous faisons sur le web et la manière de le faire ne doivent pas être laissés au hasard
A lire sur Rue89 : Des nettoyeurs du Web pour redorer votre blason numérique
Les nouveaux enjeux de veille concurrentielle
Dans un article sur le Journal du Net, Elisabeth Cony-Exertier revient sur les nouveaux enjeux de veille concurrentielle. Elle y explique que les annonceurs maîtrisent leurs actions on line mais qu’ils ont du mal à faire le suivi de leur marque sur Internet, notamment sur les supports où beaucoup de conversations se font et se défont : blogs, forums et réseaux sociaux notamment. Elle indique également qu’avec la multiplication des sites et des supports, suivre les concurrents est devenu plus difficile et n’est plus possible sans outil adapté (mais ça… c’est comme partout). Elle cite néanmoins quelques moyens d’action :
- accéder à des bases de données qui pigent exhaustivement les campagnes contrôlées des marques (mailings, bannières etc.),
- utiliser des crawleurs spécialisés pour tracker l’e-reputation de marques concurrentes dans la partie conversationnelle d’Internet,
- intégrer l’ensemble de ces données pour les confronter facilement aux actions medias traditionnels (Presse-TV-Radio-Affichage).
Elle conclut par :
Suivi des actions en temps réel, analyse multicanale, pige marketing, veille Internet…Les marques doivent désormais avoir les spécialistes media/ horsmedia/ Internet internes et/ou externes capables d’analyser cette information pour réagir vite et précisément !
Comment faire pour être bien vu sur le Web
Olivier Zara a créé il y a six mois un blog dédié à cette problématique. Pour cet informaticien chevronné, entrepreneur dans les technologies Web 2.0 et spécialisé en gestion de la réputation sur Internet, « l’identité numérique est tout aussi importante que sa vraie identité. Et tout aussi dangereuse. Dans la vie, il est facile de se refaire une réputation en changeant de travail, de ville… C’est beaucoup plus compliqué sur Internet. Qu’on le veuille ou non, notre réputation est maintenant mondiale et publique. Et si les paroles s’envolent, les écrits restent… »
Aux Etats-Unis, près de 80 % des recruteurs avouent effectuer des recherches sur Internet pour compléter le profil d’un candidat.
Lu sur LeMonde.fr du 09/04/2008 : Comment faire pour être bien vu sur le Web

