OpThink, moteur de recherche de critiques et d’avis consommateurs
En cette période de préparation des fêtes de fin d’année, un peu d’aide est toujours bienvenue pour faire un choix parmi les produits high-tech à (s’)offrir. Pour peu que vous maîtrisiez un minimum l’anglais, OpThink va vous aider à trouver des critiques, des bancs d’essai, des opinions et autres avis de consommateurs sur le produit de votre choix. Prenons exemple avec le Canon Eos 50D :
En général, l’achat de matériel électronique est impliquant : le prix et la technologie en sont les deux principales raisons. Le futur acquéreur va donc passer du temps à se renseigner, à comparer et à chercher ce qu’en disent ceux qui ont déjà acheté le produit. L’objectif est de faire le « meilleur » achat.
En recherchant sur Cnet, Review Center, Bizrate, Price Grabber ou encore Price Runner pour ne citer que quelques exemples, OpThink va remonter les critiques et opinions émises par les journalistes ou les acheteurs et grandement faciliter le travail de recherche. Il indexe également certains forums, comme celui de DP Review : l’internaute va donc pouvoir discuter et échanger directement avec ceux qui sont en recherche ou qui on déjà effectué leur achat.
Au final, le moteur propose une interface simple et des résultats pertinents. Son fonctionnement me fait d’ailleurs penser au moteur de recherche personnalisable : Google Custom Search Engine. Facile de créer son moteur et d’ajouter à la base de données les sites ou pages voulus. Fastidieux mais simplissime… Via ce formulaire, on vous propose d’ajouter vos remarques et d’enrichir la base en soumettant une URL à indexer.
D’après AltSearchEngine, l’entreprise préparerait de nouvelles catégories intégrant les restaurants, les voitures et les voyages. Un bon complément aux comparateurs de prix pour les clients !
Côté professionnel, la valeur d’une base comme celle-ci n’aura pas échappé aux chasseurs d’opinion
Optimiser ses alertes Google avec les flux RSS
Dernièrement, Google a mis à jour son système d’alerte, Google Alerts, qui permet de surveiller le web et qui fait des remontées en fonction des mots-clés que vous avez configurés. Cette fonctionnalité, très pratique pour des veilles courantes, a été enrichie avec la possibilité d’être alerté par flux RSS.
La base : l’alerte par e-mail
C’est la première fonctionnalité mise en place par le service. Pour en profiter, rien de plus simple : il suffit de se rendre sur la page de création d’alertes, d’indiquer son adresse mail, les thèmes recherchés, le type de contenus (actualités, web, groupe ou les trois) et de choisir une fréquence. C’est un outil bien utile dont je me sers depuis son lancement pour une veille artisanale. Et ça fonctionne plutôt bien lorsque le terme recherché ne génère pas ou peu de bruit.
Du nouveau avec les alertes RSS
L’arrivée du format RSS (tant attendu, en tous cas pour ma part) permet de dépolluer un peu sa boite mail et de concentrer ses sources dans un lieu unique : le lecteur de flux (Netvives, Google Reader, Bloglines, Symbaloo…). D’ailleurs, ceux qui utilisent Google Reader pour lire leurs flux peuvent y intégrer leurs alertes dès la création (choisir Afficher dans GReader).
Malheureusement, que ce soit par e-mail ou par flux, Google Alertes trouve ses limites dans la gestion des doublons : on se retrouve régulièrement à relire ou revoir un article ou un site déjà signalé. Cela reste tout de même un outil très puissant qui englobe la recherche sur les groupes de discussion, dans les actualités et sur le web et qui permet par exemple de vérifier la présence en ligne d’une personne ou d’une marque.
Pour aller plus loin : agrégation et flux thématiques
Une veille par ce moyen peut rapidement devenir problématique si vous surveillez plus de 10 mots-clés. Que ce soit par e-mail ou par RSS, votre boite mail va vite être polluée et votre lecteur encombré par un nombre de flux trop important. Pire, sur Netvibes, vous vous retrouvez avec 10 modules…
Pour y remédier, vous avez la possibilité de créer des flux thématiques. Ce n’est pas Google qui vous le propose mais xFruits, qui le fera très bien à sa place. Ce service permet en effet d’agréger des flux : en simplifiant, il permet de les fusionner. Ainsi, si vous avez 5 flux d’alerte sur des concurrents, 7 autres sur des outils de veille, vous pouvez en faire deux flux thématiques. Si les mots-clés que vous avez spécifié remontent peu de résultats, vous pouvez aussi envisager d’agréger l’ensemble de vos alertes en un seul flux. L’inscription est rapide et la création de l’agrégateur tout autant.
Gain de temps et gain de place font les bonnes affaires du veilleur.
ShareSanofi-Aventis s’invite dans ma boite mail
Il se trouve que j’ai une adresse e-mail très générique qui me vaut d’être énormément spammée mais qui cette fois m’a ramené une perle, ou du moins de quoi faire un article. Cette adresse simplissime est utilisée par des tiers pour leurs inscriptions poubelles à des sites de rencontres (assumez un peu…) et autres concours « Faites tourner à vos amis pour augmenter vos chances de gagner ». Je reçois donc régulièrement toutes sortes de newsletters et de confirmations d’inscriptions, avec identifiant et mot de passe compris.
C’est en triant cette accumulation désagréable qu’un mail venant de Sanofi-Aventis a attiré mon attention. D’abord parce que ça sort du cadre de ce que je reçois habituellement, ensuite pour la provenance en elle-même. C’est une adresse professionnelle de type prenom.nom@sanofi-aventis.com avec un contenu d’ordre tout à fait personnel, dont la phrase qui suit est centrale dans le mail :
Tu occupes mes pensées, je me passe en boucle tout notre échange de jeudi dernier et cela me plaît !
Outre la fixation d’un rendez-vous, il semblerait que ces deux personnes se connaissent depuis peu de temps et que leur relation soit plus qu’une amitié. Le plus gênant dans cet e-mail est qu’il donne des indications sur son emploi du temps, ses orientations sexuelles et ses loisirs. Et ce n’est pas gênant uniquement parce que ça ne me regarde pas, mais aussi parce que ça vient d’une adresse qui dit tout de son expéditeur. Je sais qu’il existe des moyens simples pour utiliser l’adresse d’une autre personne et envoyer des mails en son nom, mais je crois qu’il s’agit ici d’une simple erreur de destinataire. Du moins j’ose espérer qu’il ne s’agit pas d’une usurpation.
Comme à l’habitude, un petit « name googling » me met sur la voie. Il s’agit de quelqu’un qui a déjà été interviewé dans la presse et qui a des profils sur des réseaux sociaux : il a laissé des traces numériques qui permettent de l’identifier. Jusque-là, ça vous parait toujours banal. Sauf que c’est une personne plutôt haut placée dans les ressources humaines du groupe Sanofi-Aventis.
L’utilisation qui peut être faite de ce message est dangereuse : discrédit professionnel, discrédit social, chantage, rumeurs… On peut imaginer beaucoup de choses.
Vu le contexte, sans enfoncer de porte ouverte, deux points importants sont à noter sur cette histoire :
- Il ne faut pas utiliser son adresse professionnelle pour envoyer des e-mails personnels : sans le domaine de l’e-mail, je n’aurais même pas fait attention à lui ;
- Il faut s’inscrire avec ses propres coordonnées, surtout sur les sites de rencontres : ça évite que l’inconnu à qui vous avez emprunté l’adresse reçoive vos identifiants, entame des conversations en votre nom, vous désinscrive, lance de fausses rumeurs…
Ah, au fait, qui veut se faire embaucher chez Sanofi ? …
ShareGoogle : Myths and Misconceptions – 10 idées reçues sur le référencement
John Mueller, Webmaster Trends Analyst employé chez big brother le maitre du web [
], nous a concocté une présentation sur 10 mythes qui entourent Google et le référencement : Myths and Misconceptions – « I read this online so it must be true! ». Le slideshow est en anglais, simple à comprendre et efficace pour balayer les principales idées reçues qui circulent sur Internet et qui trompent les créateurs de contenu :
- Le duplicate content va pénaliser votre site
- Mélanger du HTML et du XHTML va empêcher la vérification du site
- Etre indexé dans des milliers de moteurs de recherche et d’annuaires est important
- Utiliser AdWords, AdSense ou Analytics peut aider ou causer du tord à votre site
- Si un mot-clé est important, il est important de le répéter à des emplacements importants sur des pages importantes pour que ces pages aient l’air plus importantes pour les moteurs de recherche importants
- Utiliser un Sitemap XML (plan de site) va nuire à votre site
- Le PageRank (PR) est mort / Il n’y a que le PR qui compte
- Soumettre son site régulièrement est vital
- Une fois que votre site est bien positionné, n’y touchez plus
- Un site valide (X)HTML augmentera son positionnement
Un billet en forme de clin d’oeil à Mister veille d’opinion, qui me connait assez sceptique sur le duplicate content (DC). Au-délà du mythe de la pénalisation, éparpiller du contenu ne me tentait pas outre mesure. SocialMediaToday est une exception à mes yeux. Il me parait beaucoup plus qualitatif dans le concept (thématique ciblée) et dans le contenu (auteurs et billets de qualité) et contribue à la valorisation de l’ensemble. D’ailleurs, la présentation n’est rassurante que pour le DC « interne »…
Via Monetiweb qui le tient lui-même de Mercenaire.
ShareIntenseDebate prend ses quartiers d’hiver
IntenseDebate est un plugin de gestion des commentaires développé pour WordPress. Racheté au mois de septembre par Automattic (éditrice de la plateforme WordPress), il devrait être intégré dans la prochaine version du CMS, la 2.7. En attendant, je m’étais inscrite pour pouvoir le tester. Je l’ai obtenu mercredi dernier et installé dans la foulée, voir ce que ça donne en « live » avec des super commentateurs (oui je parle bien de vous qui me lisez et qui allez en masse commenter ce billet…). Au menu (entre autres) :
- Une des fonctionnalités que je préfère : l’évaluation des commentateurs et des commentaires. On visualise ainsi les interventions les plus intéressantes et on distribue des « bons points » aux contributeurs, ce qui leur constitue leur « reputation score ». Ce système donne une dimension qualitative à la discussion puisque a priori, les commentaires sont plutôt évalués pour leur pertinence ;
- L’abonnement aux commentaires d’un intervenant : on peut ainsi suivre les contributions d’un internaute ou de plusieurs ;
- L’incrémentation des commentaires : on peut répondre directement sous le commentaire qui nous intéresse. Les réponses sont donc hiérarchisées mais on perd en visualisation chronologique ;
- Le « qui a la plus grosse », qui permet d’afficher le top des contributeurs. On y voit leur cumul de points de réputation. Le fonctionnement est différent mais le principe du classement me fait penser au Who’s hot d’Alenty.
Mes regrets :
- Manque de lisibilité des informations : entre le pseudo, le message, le développement des commentaires imbriqués, les avatars et les flux RSS, on finit par ne plus y voir grand chose ;
- Aspect « guirlande », qui rejoint les soucis de mise en page, notamment avec les points de réputation et les avatars : ça part dans tous les sens ;
- Pas d’indication sur les thèmes les plus commentés, intéressant pour comprendre les lecteurs et éventuellement adapter le contenu pour les faire participer ;
- Pas encore en français… plus gênant en termes d’intégration au blog.
Pour tester, vous pouvez vous inscrire ici, attendre la nouvelle version de WordPress ou laisser un commentaire ci-dessous
Competitive Business, nouveau venu dans la blogosphère IE
Au fil de mes pérégrinations bloguesques de veilleuse, j’ai croisé ce jour un nouveau blog qui va venir compléter mes flux élevés en plein air sur Netvibes. Competitive Business est l’un des premiers blogs intégrés à la plateforme IE-lobbying, créée par Pierre-Antoine Rousseau pour favoriser la mise en réseau des « journaux de bord » dédiés à ces problématiques. Sa baseline ne peut pas vous tromper : Veille et intelligence économique au service de la compétitivité des organisations. Avec ça, vous savez à quoi vous attendre. Le développement de ces initiatives tend à montrer qu’il y a encore de la place pour les nouveaux venus dans le domaine. C’est plutôt une bonne chose puisque de tous les blogs du secteur que je consulte, chacun a trouvé son angle et sa manière de traiter l’information. Ça ne peut qu’enrichir la profession et tous ceux qui s’y intéressent de près ou de loin.
Je vois par ailleurs que la plateforme a accueilli le fameux Oeil sur le net, peut-être pour contrer les attaques au viagra ?
A consulter également, EuroMédiations, intéressant pour ses focus sur la pratique de l’IE et du lobbying en Inde (mais pas seulement).
La page d’accueil de la plateforme IE-lobbying me fait penser à SocialMediaToday, à la différence que ce site agrège les flux des blogs inscrits et ne les héberge pas. Je regrette juste que les blogs soient identifiés par une image au lieu de leur nom ou celui de leurs auteurs, plus interpellant

